On
l'a dit, redit, radoté, il y a même des livres sur le sujet (pour
vous dire!) : la drague à Berlin, c'est pas la joie. Enfin...
C'est pas la joie si vous avez décidé de vous comporter comme une
princesse inaccessible, habituée aux gros lourds franchouillards
qu'il va de toute façon falloir asperger de lacrymo pour qu'ils se
découragent à vous compter fleurette. En soit, parole de
connaisseuses, si vous vous la jouez camionneuse
non-subtile-qui-va-droit-au-but, tout en conservant
un minimum de ce charme tout français qui décontenance la gente
masculine internationale, ça fonctionne. Pour un soir du moins, car
comme dirait votre hôte/boyfriend/whatever : « faut
pas non plus trop en demander ». Ou peut être n'avions
nous rien compris aux codes berlinois, peut-être que le terrain de chasse n'était
ni la boîte, ni le bar, ni la piscine, ni la house-party,
ni la chambre, ni le lit. Peut-être qu'il y avait une autre
cartographie de la drague, une différente géographie, une antre de
l'émulation libidinale insoupçonnée. Et que cette antre s'appelle
Dussmann.
