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mardi 15 septembre 2015

Instant fashion - Marilyn Feltz, Rebel Heart

Difficile d'oublier le magasin Marilyn Feltz ainsi que ses propriétaires. Si tu es désespérément en quête de l'atmosphère berlinoise à Paname (et que tu t'es déjà bien fait entubé par le Udo ou pire, le Wanderlust), c'est dans cette boutique de vêtements qu'il te faut impérativement traîner tes guêtres. Un pas à l'intérieur de cette bulle, et c'est le retour dans ton bar vintage favori de Boddinstrasse ; en mieux, car à la croisée entre un Paris oublié et un Berlin regretté, atypique, beau et féminin. Quant à Marilyn, elle s'approche d'une sobre et moderne Jessica Rabbit, quelque chose d'à la fois rétro sans être square, jeune et intemporelle. Elle vient de Paris et a appris à aimer la capitale durant ses nombreux séjours sur la côte ouest des USA. Le glamour fantasmatique bien-de-chez-nous, elle le ramène d'Outre Atlantique. Son souci du détail et son goût prononcé pour la farfouille, elle les tient de Berlin, ville où elle a suivi son homme, Alexis, batteur et producteur de concerts. De Berlin, plus qu'un ensemble disparate et superficiel de souvenirs, chacun a ramené un état d'esprit: le coté farfouille et solide pour Marilyn, la rébellion alternative tranquille pour Alexis. De fait, des vêtement à la boutique, tout dans la marque promeut une synthèse bigarrée entre les deux – inconciliables parait-il – capitales .

vendredi 15 août 2014

#émotion - Lettre d'une paire de Jimmy Choo à sa détentrice berlino-parisienne

 "Juju,
Si je prends la peine de t’écrire, c’est que l’heure est grave, tu t’en doutes. Je ne te ferai pas l’affront littéraire de te dire que mon petit cœur saigne, qu’il me coûte de tremper douloureusement la pointe de mes talons dans l’encre de mes larmes (allez Baudelaire, à la niche) mais on en n’est pas loin. Et s’il te reste un peu d’estime de toi et d’amour pour moi, tu écouteras cette plainte, déclamée depuis la commode Ikea dans laquelle, ingrate, tu m’as définitivement abandonnée. Abandonnée, c’est le mot. Progressivement. Tout d’abord tu m’as imposé de nouveaux voisins, ces grolls ignobles trônant en chef sur les peutons berlinois. J’ai d’abord cru que tu te mettais au cirque, un numéro clownesque entre le freak show à venir d’American Horror Story et un retour à tes 12 ans. Et puis tu t’es mise à les porter de plus en plus régulièrement : soit le musée des horreurs marchait du tonnerre, soit quelque chose de plus grave se tramait dans ta vie. Dans les deux cas, j’étais soucieuse. Et puis tu as fini par ne plus me porter. 

dimanche 26 janvier 2014

#Interview #Fashion - Annaïs, blogueuse modeuse pour le blog Bon Cheap Bon Genre

Dire que nous sommes super heureuses d'avoir découvert le blog d'Annaïs tient de l'euphémisme, et pas n'importe lequel, l'euphémisme teuton, celui qui se gargarise de ne rien laisser paraitre, my mad face and my happy face are the same. Cela faisait une éternité que nous n'avions pu pondre un post fashion, et Frenchies, nous somme maintenant assez intimes pour être honnêtes, ça nous manquait cruellement. Parce que le temps passé à Berlin n'entamera a priori pas notre amour pour la mode, les conversations interminables sur le renouveau du street wear et du casual chic, les instagrams de la team English models Cara et Jourdan, le sourire en coin doublé de petits pas de danse lorsque que "cuz she's a fashion killa" résonne dans nos écouteurs, les papillons dans le ventre à l'approche de la Fashion Week parisienne et on en passe (en déduire ce qui s'impose sur votre vie relationnelle lorsque le Zazzazzu  se manifeste plus à la vue du report de l'Officiel "défilé Chanel" qu'au souvenir de votre dernier date)...

mardi 10 décembre 2013

#Interview - Sutida, photographe [ENG]

(c) cesar torales
Nous avions rencontré Sutida pour la première fois il y a presque 2 ans, sur le quai de la station Friedrichstrasse, en retard pour récupérer ses places estampillées "Fusion Festival" achetées auprès de l’hôte/boyfriend/whatever du moment. Elle était apparue quand ça commençait à sérieusement piaffer d’impatience du côté allemand (« Attendu que cela faisait au moins 6 minutes que nous poirotions, monsieur le juge »). Apparue, le terme lui sied assez. 

lundi 8 juillet 2013

Fashion Week - Berlin Fashion Film Fest + Charlie Le Mindu Catwalk

La mode et Berlin. L’expression n’est pas complètement antinomique, pas tout à fait antithétique et pas non plus digne de l’oxymoron (oui prépa oblige, nous pouvons longuement continuer dans la figure de style surannée). Elle ne coule pas non plus de source ; l’association est bizarre, racle le palet et vrille le tympan. Il ne suffit que d’une visite dans cette chère capitale allemande pour rapidement reconnaître cette évidence : Berlin et la mode, il y a encore du chemin à faire. Partant de ce constat, il est logique que la ville soit loin de faire autorité en matière de Fashion Week, et les grands noms  ne prennent même pas la peine de s’y déplacer. A défaut de produire des designers hot, la capitale attire de plus en plus de jeunes talents fatigués de devoir se conformer à un système phagocyté par une oligarchie indétrônable aux codes difficilement modifiables. C’est à la fois une mauvaise et une bonne nouvelle. Mauvaise, car la classe dirigeante piochant également dans la plèbe pour se reproduire, la mode berlinoise n’échappera pas au processus de gentrification dont la ville se voit la victime. L’avantage de ce statut de poulain prometteur piaffant de plus en plus rageusement dans les starting-blocs est immédiat : il faut se rendre maintenant à la Fashion Week berlinoise, et au moins pour les 5 prochaines années (avant qu’elle ne devienne un nouveau Londres, avec les prix qui vont avec). Durant une semaine, la ville s’anime de pop-ups events tous plus délirants les uns que les autres, et a le mérite de proposer des shows extrêmement intéressants, pas encore dévorés par la dictature du VIPisme (enfin, pas trop). Par exemple, nous a été offert la possibilité d’admirer le travail du Frenchie Charlie Le Mindu, créateur des coiffures de Lady Gaga. En bonnes modeuses trop feignasses pour se bouger à la cheap Bread & Butter (cheap parce qu’on est des rageuses), mais bénéficiant d’heureuses opportunités (un post indirect sur Prada semble ouvrir beaucoup de portes. Il faut bien qu’il y ait des avantages à tenir un blog), nous voici donc guest-listées pour assister à la soirée de clôture du Berlin Fashion Film Festival. Et nous avons été très agréablement surprises. On vous raconte.

lundi 7 janvier 2013

Vision of Berlin n°1 (by Mary)


Even though those pictures have not been taken in Berlin, for us they are quite a good representation of the city’s atmosphere; its sublimated atmosphere. The dark, dirty and ice-cold concrete walls of a hard area. The strange charm of a David Lynch heroin, emphasized by the disturbing coldness of the place… A difficult but undeniable beauty, maybe that’s what this town is about.

Si ces photos n’ont pas été prises à Berlin, elles en dépeignent pourtant bien, selon nous,  l'atmosphère. Son atmosphère sublimée. La noirceur crade et le béton glacé d’un endroit indocile. Le charme étrange d’une héroïne lynchéenne, prenant toute son ampleur grâce à la froideur inquiétante du lieu. Une beauté difficile mais indéniable, voici peut être ce qu’est cette ville.




© Mary Brown, all rights reserved
Model: Charlotte Lemay
More of Mary's amazing work here: 

www.facebook.com/pages/Mary-Brown-Photographe & www.marybrown.fr